Georgette Tshibang, responsable du centre d’accueil Tulizeni, notre partenaire au Nord Kivu (RdC), vient de confirmer son tout prochain passage à Lausanne. Nous vous invitons à entendre son témoignage et à échanger avec elle mercredi 8 août, 18h00, chez Mike.

  Georgette et son petit peuple de protégés

2°        Syrie

 L’équipe Vivere-Syrie adresse cette narration :

 

Manassa, bébée d’un an, dont les yeux et le visage racontent toute une histoire de misère, et de privation !..Manassa est la deuxième enfant d’un pauvre couple, vivant avec leurs deux enfants malades, dans une très modeste maison, très pauvrement. Les 2 enfants sont nés avec une déficience mentale: retard mental, et paralysie, vu que les parents sont des cousins.Pour pouvoir faire vivre sa petite famille le papa s’est engagé dans l’armée, pour avoir, quelques mois plus tard, un triste rendez- vous avec la mort dans cette horrible guerre en Syrie. Trois mois après le décès du Papa, le premier enfant, âgé de 2 ans et demi, est mort à son tour. Et, voilà, la maman, veuve, avec sa petite fille Manassa, malade et orpheline de père, qui se trouvent obligées d’affronter cette vie si dure!.. Les touches humaines, parmi elles l’aide du lait de Vivere, viennent, comme un rayon du soleil dans la sombre vie de cette famille !..Remerciements et reconnaissance pour tous les cœurs généreux !…

3°     Lutte contre le trafic d’êtres humains et assistance aux victimes

 Ukraine : en mission à l’Est puis à l’Ouest du pays, le 6 juillet Mike a tenu une conférence de presse avec les autorités de Zhytomyr, chefs de l’Immigration, de la Police, Municipaux, etc. Le but étant tant la prévention du trafic que l’appel aux victimes de se faire connaître auprès de notre partenaire local en vue de pouvoir être aidé.  Voir svp l’article attaché ici, dont la traduction est portée en bas de page.

 Transnistrie :

La photo ci-contre montre Aliona * et ses quatre enfants.

 Victime du trafic, Aliona subit l’esclavage sexuel durant plusieurs années dans un pays du Golfe Persique. Après l’y avoir repérée notre équipe locale a pu la tirer à l’abri des mauvais traitements puis la rapatrier légalement dans son pays. Réunie enfin avec ses enfants dans une modeste maisonnette villageoise prêtée, comme mère-seule Aliona a encore besoin d’assistance pour un minimum de réhabilitation de son groupe familial. Notre partenaire local, l’ass. Women’s Initiative, assure le relais avec des appuis multiformes. Vu qu’Aliona en a le courage, nous envisageons aussi d’entamer une action en justice contre ceux qui furent à l’origine de son calvaire.

 

Ce cas illustre notre objectif permanent : secourir la victime dans le pays d’exploitation puis assurer un service de soutien une fois de retour dans son pays natal.

 

* prénom d’emprunt

  4°        Sud Kivu, RdCongo : ‘’Pourquoi nous laissez-vous mourir ? ’’

 Il ne se passe pas une semaine sans que nous recevions une ou plusieurs alertes rapportant des violations graves des droits humains dans cette région où Vivere est engagé de manière opérationnelle depuis 2004. Aujourd’hui-même, notre partenaire local l’ass. ACMEJ témoigne de ceci :

De : acmej
Envoyé : vendredi 27 juillet 2018 11:38

Bonjour chers partenaires,

voici notre doc en pièce jointe.

cordialement,

POUR ACMEJ

ERIC MUVOMO

POURQUOI NOUS LAISSEZ-VOUS MOURIR ?

 

L’insécurité grandit dans plusieurs villages de la Plaine de la Ruzizi et de ses moyens et hauts plateaux, au Sud-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo. Les habitants civils ruraux ne savent plus comment faire et à qui soumettre le problème de l’insécurité qui les frappe, à cause des attaques des hommes armés nationaux et étrangers.

La situation sécuritaire se complique davantage à la veille des élections dont la CENI nous assure la tenue. En effet, c’est maintenant que le terrorisme se développe dans la plaine de la Ruzizi : presque partout on enregistre des cas d’enlèvement, d’attaque et d’assassinat contre les paisibles citoyens.

Il est vraiment incroyable et incompréhensible que la bande armée rwandaise de Monsieur JEAN-PIERRE, communément appelé RASTA continue à semer la terreur dans plusieurs villages du groupement d’Itara-Luvungi, dans la Plaine de la Ruzizi.

Les populations civiles sont déçues face aux actes de violences qu’elles sont en train de subir, au vu et au su de nos militaires et policiers nationaux. Comment est-ce possible qu’ils soient incapables de maitriser ces hommes armés nationaux et étrangers, des bandes de quelques dizaines de personnes ? Qu’est-ce que les habitants civils de ce milieu ont fait depuis 1996 pour mériter tout ce qu’ils ont subi et subissent jusqu’à nos jours ?

Voici quelques incidents majeurs de la semaine :

Vers 20h45 du 25/7/2018, des hommes armés, apparentés aux combattants Maï-Maï, ont attaqué le village de BWEGERA/Plaine de la Ruzizi. Pour intimider les forces loyalistes (militaires et policiers), ils ont tiré plusieurs balles d’armes lourdes et sont parvenus à emporter une vingtaine de vaches, dont deux sont mortes sur place. Heureusement aucun dégât aux vies humaines n’a été signalé.

Vers 18h30 du 26/7/2018 à KILIBA/Plaine de la Ruzizi, un bus de passagers civils, en provenance de Bukavu vers Uvira, est tombé dans l’embuscade d’hommes armés apparentés aux combattants Burundais FNL, qui ont tiré sur le bus des balles d’armes lourdes. Bilan : 5 civils morts sur le champ.

Vers 19h45 du 26/7/2018, des hommes armés, apparentés aux combattants Maï-Maï, ont fait incursion dans le village de LEMERA-Centre/Plaine de la Ruzizi, en enlevant et emportant avec eux dans la brousse une dame civile résidente du village et maman présidente de l’église de la 8e CEPAC/LEMERA.

– Dans la soirée du 26/7/2018 à BULINGA/Katogota/Plaine de la Ruzizi, trois hommes armés apparentés à la bande armée rwandaise de Mr Jean-Pierre, alias Rasta, étaient à la recherche de deux civils et habitants de Katogota dans leurs champs. Heureusement, alertés, ces civils ont pris fuite. Ayant raté leurs victimes, ces assaillants ont dit à une dame qui arrachait des maniocs de son champ : « Nous vous avons déjà dit de ne plus venir dans vos champs, qui désormais nous appartiennent, mais vous ne voulez pas comprendre. Allez dire aux habitants de Katogota, Bulinga et Lubarika… qu’ils vont laisser leurs têtes ici ».

Les leaders locaux et les défenseurs des droits humains de Katogota s’étaient convenus avec le colonel TENDI (Officier supérieur) de Lubarika qu’il mettrait une position militaire dans le tronçon Katogota-Lubarika, dans le but d’empêcher les assaillants armés de tendre des embuscades dans ce tronçon et de protéger les habitants civils qui parcourent ce tronçon pour aller dans leurs champs.

Or, cet engagement n’a pas encore été réalisé, ce qui énerve les habitants civils de Katogota, Bulinga et Lubarika. Nous demandons donc au colonel Tendi de matérialiser sa promesse en mettant cette position militaire dans le tronçon précité.

Nous demandons encore une fois aux gouvernements provincial et national d’exercer correctement leurs obligations envers leurs habitants ruraux de la plaine de la Ruzizi, en s’impliquant davantage pour que leurs administrés ruraux puissent respirer la paix et sécurité