v i v e r e

Bonjour à tous,

 

C’est avec le plus grand plaisir que nous vous rappelons qu’aura lieu le lundi 16 novembre prochain une au centre socioculturel Pôle Sud, Avenue J.-J. Mercier 3, 1003 Lausanne. Plus qu’une soirée de soutien, il sera histoire de se voir, revoir, rappeler, rencontrer, autour de l’actualité de l’association Vivere.

 

Après une introduction sur le travail de Vivere (www.vivere.ch), nous accueillerons Abdallah Taoufiq, responsable de la crèche d’Agadir, Hayati (en langue arabe : ‘ma vie’).

 

Nous aurons enfin la chance d’accueillir la magnifique chanteuse Amina Djahnine, qui nous fera le plaisir d’un récital de chants berbères dédiés aux femmes opprimées d’ici et d’ailleurs. Elle sera accompagnée par le joueur de oud Samuel Huguenin.

 

Avant et pendant le concert, une équipe préparera de petites choses délicieuses à manger de quoi pouvoir se restaurer sur place.

 

Au plaisir de vous y voir nombreux !

 

Pour Vivere,      Julie          juliehenoch@yahoo.fr  et  contact@vivere.ch

 

 

PROGRAMME Pôle Sud – 16 novembre –

 

18h Ouverture des portes

 

18h30 Présentation et point des activités de Vivere par Mike Hoffman, président de l’association. Abdallah Taoufiq nous parlera des activités et évolutions de la crèche d’Agadir Hayati.

 

20h30 Récital de chants berbères par Amina Djahnine, accompagnée de Samuel Huguenin (oud et flûte)

 

 

Présentation d’Amina Djahnine

 

Amina Djahnine est cinéaste et vit en Suisse depuis près de quinze ans. Dotée d’une voix magnifique, elle chante depuis toute petite les chansons que lui ont apprises sa mère, sa grand-mère, ses sœurs, et puis celles qu’a composé son frère, musicien de talent, disparu trop tôt. L’engagement et la mémoire ont une place importante dans son travail de cinéaste, dans sa vie de femme, qui a connu l’exil forcé. Les chansons de son récital lancent des ponts entre les mondes, petits bijoux d’émotions qu’elles sont.

 

Femme berbère, venue d’Algérie… j’emprunte l’expression

et j’entame un voyage vers l’imaginaire féminin.

Un spectacle fait de paroles car celles-ci sont éternelles.

Un chant berbère à capela car la poésie est indispensable.

Le dialogue s’installe dans le monologue et vice-versa.

 

Mon histoire à moi, femme, est un nœud qui ne veut se défaire.

Le temps passe et voile les issues… je veux dire pour évacuer

l’implosion et briser ce mur de silence dressé sur nos racines.

 

« Evadée de l’éternité-douleur, je poétise, privilégie ma détermination à être,

lance l’encre pour que les autres entrent dans la légende.

Des cris-échos provenant d’un passé d’espérance enchaîné.

Mon corps s’habille des voiles de toutes celles qui ont vécu cachées.

 

Je gambade dans une prison que j’éclate aisément au monde.

J’affirme mon historicité et celles des autres. »

 

A toutes les combattantes des maquis de l’amour.

 

Texte d’Amina Djahnine