Situation


Le contexte socio-économique de la Moldavie est l’un des plus déprimés d’Europe. La guerre à l’Est de l’Ukraine voisine est venue y empirer l’insécurité, l’instabilité, en aggravant les tentatives d’expatriation à tout prix. Parallèlement, le morcellement du pays après la guerre de 1992 [1] laissent tant la Moldavie que la Transnistrie avec des tensions constantes à leurs frontières, des fractures profondes au sein de la population et des antagonismes freinant de part et d’autre le développement humain.

 

La pauvreté a poussé la population économiquement active à chercher à l’étranger des opportunités d’emploi. Chaque année des milliers de personnes quittent la Moldavie pour quelques années ou pour des travaux temporaires. En 2009, 23% du PIB provenait des transferts d’argent des migrants à l’étranger. De par cette migration, des milliers d’enfants se retrouvent privés de l’affection de leurs parents et d’une surveillance adéquate. Un des dangers pour les jeunes quittant le pays à la recherche d’un emploi, notamment pour les émigrants illégaux, est d’être happés par la traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail, d’exploitation sexuelle, ou bien pour la mendicité forcée.

 

L’alcoolisme et la violence domestique font des ravages. La maltraitance subie par les femmes et les enfants contribue à pousser les plus vulnérables vers les filets des trafiquants.

[1] Guerre ayant fait 3’500 morts et autant de blessés.

Objectifs


Aides d’urgence, réinsertion socioprofessionnelle, assistance psychologique et/ou légale à des victimes du trafic.

Partenaires locaux : Women’s Initiative en Transnistrie, et Compasiune au centre de la Moldavie

Assistance multiforme aux victimes rapatriées.

Partenaire local : délégation de l’Organisation internationale des migrations, Chisinau.

Soutien à des personnes âgées & à des victimes de violence domestique.

Partenaire local : Compasiune au centre du pays.

Réalisations


Transnistrie : notre partenaire fait état de 98 personnes victimes, ou potentiellement victimes, ont été assistées en cours d’année.

Une première affaire a été portée devant le tribunal de Tiraspol.

– Moldavie : 3 victimes sont prises en charge sur le moyen-terme.

Depuis leur lieu d’exploitation Vivere a rapatrié en Moldavie 6 victimes du trafic, avec le concours souvent déterminant de l’OIM afin que l’arrivée de chaque personne soit sécurisée, avec une offre de prestations médicales/sociales qualifiées.

48 personnes ont reçu un secours matériel & alimentaire pour éviter leur précarisation accrue, et pour les plus jeunes d’entre-elles le risque d’être happées par des trafiquants.