Situation


Aujourd’hui des millions de personnes de par le monde endurent l’esclavage, que ce soit pour un labeur inhumain, la mendicité forcée, ou pour l’exploitation sexuelle de leur corps.

Depuis l’effondrement de l’ex-URSS, les sources sérieuses estiment à des centaines de milliers le nombre de femmes et d’hommes provenant de l’Europe de l’Est qui ont eu à subir l’esclavage sexuel dans un pays étranger. Les Nations Unies estiment que le trafic illicite d’êtres humains rapporte quelques 28 milliards de US $ par an aux mafias concernées3. Nous aidons également de nombreuses victimes provenant d’Asie et d’Afrique.

Objectifs


Les instruments légaux ne manquent pourtant pas pour barrer la route au trafic des êtres humains :

  • les Conventions et Déclarations des Nations unies, notamment les articles 5 et 6 de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes,
  • les articles 4 et 5 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948,
  • les articles 1 et 2 de la Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui, de 1949
  • les articles 34 et 35 de la Convention internationale des droits de l’enfant, de 1989
  • le Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des 
personnes, en particulier des femmes et des enfants, Protocole de Palerme du 15 novembre 2000
  • l’objectif stratégique D.3 de la Plateforme d’action et la Déclaration de Pékin de 1995
  • les recommandations du Conseil de l’Europe dans ce domaine, notamment la recommandation n° R (2000) 11 7 sur la lutte contre la traite des êtres humains 
aux fins d’exploitation sexuelle, la recommandation n° R (2002) 5 8 sur la protection des femmes contre la violence ainsi que la recommandation 1545 
(2002)9 relative à une Campagne contre la traite des femmes,
  • la Déclaration de Bruxelles de l’OIM sur la prévention de la traite des êtres humains et la lutte contre celle-ci, notamment ses points 7 et 8,10
  • la Décision n° 1 des ministres de l’OSCE, réunis à Vienne en 2000, visant à renforcer les efforts de l’OSCE pour combattre la traite des êtres humains
  • la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne 12, et plus particulièrement ses articles 5, 4, 21 et 23,
  • la décision cadre du Conseil de l’Europe du 19 juillet 2002 relative à la lutte contre la traite des êtres humains

Mise en oeuvre


Vivere est au travail dans trois pays-source du trafic : l’Ukraine, l’Ouzbékistan et la Moldavie –y compris en Transnistrie, et dans un pays de destination dans la région du Golfe Persique, que nous ne désignons pas ici pour raisons de sécurité.

Détaillés dans les pages suivantes nous agissons avec les buts de :

  1. Renforcer l’interdiction légale du trafic des êtres humains.
  2. Renforcer les sanctions contre tous les commanditaires & complices du trafic.
  3. Protéger et assister les victimes du trafic, autant dans le pays où elles ont été déportées qu’une fois rapatriées dans leur pays d’origine.
  4. Renforcer les activités préventives, notamment par l’éducation et la sensibilisation des jeunes et des orphelins potentiellement visés par le trafic.