Situation


Initiée en mai 2016, la Campagne a d’abord établi ses objectifs et ses limites :
1 – Obtenir l’abolition de la peine de mort et de la prison à vie pour les mineurs (au moment des faits). Les 13 États concernés par la peine de mort (dans leurs lois ou leurs pratiques) et les 68 États concernés par la prison à vie, ont reçu un courrier de Vivere demandant de valider ou non, les informations en notre possession sur leur législation. Trois réponses nous sont parvenues. Mais l’important était de leur signifier l’existence de notre mouvement et de son objectif.
2 – Constituer un réseau international de compétences et de références en vue d’étayer un argumentaire pertinent, spécifique aux mineurs poursuivis ou condamnés, pour développer la diffusion de ces arguments dans l’agenda international. De plus, Vivere est devenu membre
– de la Coalition mondiale contre la peine de mort, organisatrice du 6ème Congrès mondial auquel Vivere a participé en juin 2016 à Oslo, Norvège
– du Réseau ‘Child Justice Advocacy Group’ qui réunit les ONG internationales spécialisées en justice juvénile qui, en intégrant Vivere, ont placé l’abolition de la peine de mort comme objectif premier.
3 – Prendre en considération des situations individuelles susceptibles d’être soutenues sur le plan juridique, mais aussi par une mobilisation internationale, en accord préalable avec nos partenaires sur place. Une première collaboration a été établie avec une petite ONG Pakistanaise, « Redemption » (organization dedicated to the prisoners and their families). L’un des nôtres s’est rendu sur place en janvier 2017 pour jeter les bases de la collaboration.

Objectifs


En 2017, le projet repose toujours sur deux piliers : l’action de terrain et les démarches de plaidoyer. Malgré de grandes difficultés pour développer les financements de ce projet, l’année 2017 a vu l’action de terrain se poursuivre au Pakistan (voir page suivante), tandis que le document argumentaire a été finalisé en deux langues (24 pages, en français et anglais) comprenant tout l’éventail des instruments juridiques à disposition, et tous les motifs permettant de nous adresser aux États concernés comme aux instances internationales, afin d’obtenir l’applicable effective de ces interdictions existantes.
Même s’il est difficile de susciter un intérêt tant dans l’opinion publique qu’auprès des autorités concernées, cette cause est toujours valide, tant il est vrai qu’une question de vie ou de mort, appliquée au terme de quelque procédure que ce soit, ne devrait rien à voir avec des motifs ou des prétextes de diversité culturelle ou religieuse.
Le projet de mettre au point une pétition et un site de recherche de fonds sur cet objectif a été préparé en 2017 avec des étudiants de l’International School of Lausanne, pour publication en 2018.

 

Objectif : au 31 décembre 2022, les 13 pays dont la législation prévoit encore la peine capitale et les 68 pays prévoyant l’emprisonnement à vie pour les enfants en conflit avec la loi (moins de 18 ans au moment des faits), ont aboli les articles s’y rapportant dans leurs législations pénales respectives, et ont pris les mesures et dispositions permettant d’en vérifier l’application sur l’ensemble du territoire de leur juridiction.

 

   La taille et les ressources modestes de Vivere ne sont évidemment pas à la mesure de mener, seul, une action d’une telle envergure. Nous en appelons au concours en savoir-faire et en forces militantes du plus grand nombre possible d’organisations et de personnes qualifiées qui voudront partager ce combat. Toute contribution au budget sera très importante, merci d’avance !

Défis


Voir page Pakistan