Chères et chers membres et amis,

 

Le quotidien d’un mouvement comme le nôtre voit alterner espoirs et soucis. Les notes suivantes sont tirées d’évènements récents sur nos fronts de travail.

 

EspoirsSoucis
  
Protection de victimes du trafic des êtres humains
Dans le pays d’exploitation où Vivere travaille depuis dix ans, région du Golfe persique, l’équipe sur place a réussi à trouver un petit appartement-refuge, deux pièces, pour abriter des victimes contraintes à la clandestinité en attendant le rapatriement dans leur pays d’origine. Confort minimum, noyé dans un quartier populaire mais offrant la meilleure sécurité possible, ce logement est loué depuis décembre pour CHF 246/mois (€ 205) ; il permet d’accueillir jusqu’à 4 ou 5 victimes simultanément. Sur la photo attachée prise sur place en Mars on voit une victime de Géorgie, une du Daghestan et une du Kirghizstan avec son fils.  A l’heure de ces lignes chacune à pu être rapatriée chez elle.–     Bien que modique, le coût de ce loyer n’était pas prévu au plan de travail de cette année et il vient donc grever le budget.

 

–     Selon le mois on peut avoir plus de victimes à protéger que de places disponibles dans cet abri. Il nous faudrait donc élargir le dispositif, ce que les ressources actuelles ne permettent pas.

 

–     Un nombre croissant de victimes sont à rapatrier dans l’une des contrées de la Fédération de Russie alors que nous y manquons de partenaires locaux pour assurer le service de suites à celles des femmes qui en ont besoin.

  
Ukraine.

 

Une nouvelle victime vient d’être identifiée qui fut trafiquée au Japon, et durement exploitée durant plusieurs mois. Elle trouve le courage de porter plainte contre les éléments de la mafia responsables de son calvaire. Vivere et son partenaire local vont constituer sa défense devant les tribunaux.

–     Les frais de procédure en justice vont s’élever à CHF 600 (€ 500) que nous n’avons pas en réserve à présent.

 

–     La situation générale en Ukraine est actuellement plus que préoccupante, surtout à l’Est. Notre partenaire à Kharkiv est exposé à l’instabilité et aux violences. Une courte mission de Vivere est prévue sur place à la fin de ce mois de Mai.

  
Lutte contre l’impunité en RdCongo
La chambre foraine de l’auditorat militaire a siégé à Katogota, Sud Kivu, du 19 au 21 décembre dernier. Trois affaires ont été instruites et jugées : viol avec violences, l’auteur est condamné à 15 ans de servitude pénale ; extorsion, 4 ans de prison ; et détention illégale d’arme de guerre, 10 ans de prison. La population de Katogota, victime d’un massacre de masse en 2004, a été particulièrement sensible et mobilisée pour assister à ces procès (photo attachée).

Par ailleurs, Vivere a cosigné avec Human Rights Watch et 144 autres organisations la ‘Déclaration Conjointe sur les Chambres spécialisées mixtes et la loi de mise en œuvre du Statut de la CPI’, dont le texte est attaché.

–     La loi et l’ordre sont encore loin d’être rétablis à l’Est du Congo. Les exactions, les meurtres, les viols et autres formes de violences sont à déplorer au quotidien. La dissuasion est encore insuffisante, tandis que les victimes sont innombrables.

 

–     Vivere et ses partenaires Congolais ont planifié une avancée audacieuse pour que la prochaine chambre foraine se tienne sur l’île d’Idjwi, en septembre. Le budget est de CHF 5’960 (€ 4’970). Là encore, nous devons chercher le premier franc.

 

En évidence au premier rang des soucis est la question des finances. L’année 2014 s’annonce comme particulièrement difficile. Nous n’aurons de cesse d’exprimer une profonde et constante reconnaissance envers les membres et donateurs qui permettent, par leur fidélité, à ce petit mouvement de poursuivre ses activités. Nous les appelons, aussi, à bien vouloir passer le message dans leur entourage que des renforts supplémentaires sont indispensables, sous forme d’adhésion, de dons, d’heures de bénévolat, de recherche de fonds en nature.

 

En vous remerciant de votre attention et de votre concours,

Le comité de Vivere