Chères et chers Amis,

 

Ce 18 octobre marquant le 9ème anniversaire de Vivere, nous souhaitons partager quelques nouvelles du travail avec vous.

 

Maroc

L’équipe locale de notre association sœur, Hayati (en arabe : ‘ma vie’), est constante dans son dynamisme tant pour la qualité de prise en charge des enfants de la crèche, l’accompagnement social des mamans souvent désemparées, que dans la quête de locaux plus grands afin d’accueillir jusqu’à 60 enfants, car beaucoup de situations difficiles sont encore en liste d’attente.

En faveur du personnel travaillant dans la crèche, Hayati souhaite, légitimement, améliorer un tant soit peu lesindemnités (à présent bien en dessous du salaire minimum local), et régulariser ces emplois au plan des cotisations sociales légales. Le surcoût annuel de cette amélioration ad minima fait 40’000 dirhams, soit CHF 5’650 (€ 3’400). Le comité de Vivere a pris une décision positive à cet égard. Ces lignes constituent donc le départ pour une recherche de fonds correspondante. Sachant que chaque franc compte, nous remercions dès à présent tous celles et ceux qui seront sensibles à ce besoin pour effectuer un versement solidaire.

 

 

République démocratique du Congo, Sud Kivu

–         Nombre d’entre vous aviez répondu à l’appel émis en janvier dernier pour soutenir Joséphine K… et sa famille, victimes des pires atrocités et du meurtre de deux de ses membres par des hommes en uniforme. La somme requise pour un mini plan de réhabilitation, CHF 700 (€ 420), dûment assurée par vos dons, a été soigneusement mise en œuvre par nos amies de l’association féminine FFD pour les soins immédiats, l’acquisition d’un lopin de terre à cultiver et la construction d’une maisonnette rudimentaire. Lors de sa mission sur place le mois dernier, on a pu vérifier que tout le nécessaire avait été fait, très bien fait même. Joséphine et son mari sont littéralement transfigurés,  toute la famille est en voie de guérison des traumatismes subis. Les enfants sont rendus à une vie digne de ce nom et les parents bêchent leur terre. 2  photos attachées à cet envoi en disent plus long qu’un discours.

–         La 5ème session du tribunal militaire itinérant s’est tenue comme prévu les 23 & 24 sept, dans la continuation de la lutte contre l’impunité impulsée par Vivere depuis 2006 dans cette région. Assez spectaculaire cette fois : nous avions organisé que l’opération puisse se dérouler dans la presqu’île d’Ubwari sur le lac Tanganyika, haut lieu d’exactions massives depuis 1998. Des détails et des images vous parviendront prochainement.

 

 

Lutte contre le trafic des êtres humains dans un pays du Golfe persique

–         du 3 au 12 septembre deux de nos collègues Ouzbeks ont accompli la 11ème mission de travail soutenue par Vivere dans le pays concerné. Leur action sur place a permis d’identifier 47 nouvelles victimes et de mettre en œuvre une assistance pour chacune d’entre-elles.

–         La Fédération vaudoise de coopération nous a communiqué le 26 sept. sa décision d’accorder un financement pour renforcer sur place le dispositif de lutte contre le trafic et d’assistance directe auxvictimes. Le rythme et l’intensité de notre travail vont enfin pouvoir passer à la vitesse supérieure, de prochaines ‘Brèves’ en témoigneront.

 

 

Amérique Latine

 

l’Equateur est un pays d’origine, de passage et de destination de la traite des être humains aux fins d’exploitation sexuelle et par le travail envers l’Europe (Espagne, Italie, Colombie, Venezuela) comme, surtout, à l’intérieur du pays. Les enfants sont très nombreux parmi ces victimes.

Vivere vient d’effectuer un premier pas dans la protection d’enfants et de jeunes victimes d’abus et de violence à Santo Domingo de Tsáchilas.

Sensibilisés par notre collaboratrice Elizabeth Ponce et par le Dr Oswaldo Alvear, directeur de la Santé de la municipalité, Vivere cherchait depuis un an à travailler auprès d’enfants et adolescents exploités et/ou maltraités de cette ville, 4ème du pays de par sa population.

L’appui de Vivere au programme ‘Nouvelles Familles’, développé par la fondation locale Caritas, est effectif depuis le 6 septembre dernier; Emma Garcia vient d’effectuer une courte mission sur place. Cet appui modeste servira essentiellement à couvrir les indemnités de 3 travailleurs sociaux en charge des contacts permanents avec les familles.  Ce projet se consacre aux enfants privés d’entourage familial ou en situation de risque pour cause de maltraitance, négligence, abus ou extrême pauvreté. Le projet s’adresse aussi aux enfants de parents privés de liberté (incarcérés ou en centre de réhabilitation). Environ 200 enfants devraient pouvoir être pris en charge cette année.

Les solutions : prise en charge dans la famille élargie, familles d’accueil, ou maison d’accueil s’il s’agit d’une fratrie. La meilleure réponse pour chaque enfant est étudiée de façon individualisée par une équipe composée d’assistants sociaux, d’éducateurs, d’un psychologue et d’un juriste.

Des enfants récupérés à l’hôpital, trouvés dans les décharges, errants, abandonnés ou survivants d’autres formes de détresse, doivent être sauvés de la rue, de la dépendance, du trafic. Il s’agit donc du premier pas dans ce que nous voudrions faire évoluer en une action plus large de sauvetage d’enfants et adolescents victimes d’exploitation, si nombreux à être encore sans recours.

 

 

Colombie. La ville de Magangue au nord du pays est terre d’accueil pour des personnes déplacées par le conflit armée. Depuis 2005, Vivere soutien l’association Atucsara dans son travail auprès des enfants de ces communautés fuyant la violence et nécessitant un appui nutritionnel. Au départ, ils étaient 100 enfants et 15 femmes enceintes et/ou en allaitantes. Ils sont aujourd’hui deux cents enfants, car l’action a pu s’étendre à de nouveaux quartiers où le niveau de vie est encore plus déprimé. La dernière évaluation effectuée en août 08 montre une amélioration de l’état nutritionnel pour l’ensemble des enfants, dont un tiers se trouve maintenant dans la norme.

Ce soutien nutritionnel, incluant aussi la formation et la participation active des parents, est un des volets du projet communautaire d’Atucsara pour accompagner les familles déplacées vers l’intégration et la construction d’une vie plus décente. L’ensemble du projet est actuellement soutenu grâce à la collaboration établie avec l’association lausannoise « des artistes pour des enfants ». D’avantage de solidarité, d’avantage d’enfants et de familles vers une réhabilitation réelle. Les photos attachées témoignent !

 

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Espérant que ces nouvelles trouveront votre satisfaction par certaines choses accomplies, et votre solidarité pour ce qui doit être renforcé, nous vous assurons de nos meilleurs sentiments.

 

Le comité de Vivere