Chères er chers Membres et Amis,

 

1    SYRIE

 

Le 28 déc. dernier nous avons perdu un des piliers de l’équipe locale, Dr R., fauché dans l’explosion d’un attentat-suicide ayant tué 33 passants et fait plus d’une centaine de blessés. Quelques semaines plus tard Dr M., épouse de notre ami défunt, s’est engagée à poursuivre bénévolement le travail qu’assurait son mari auprès des populations assistées par Vivere, en disant ceci : ‘‘Vous avez aimé mon cher mari, et lui vous a beaucoup aimé, et il ne faisait que parler de vous, et de vos œuvres, et moi, et ma famille, nous vous avons beaucoup aimé, et nous avons l’honneur, et la joie, de travailler avec vous, et de continuer sur les pas de mon Mari’’. Aux évènements tragiques répondent des attitudes admirables.

 

Depuis le début de l’action dans ce pays, Vivere-Syrie a assuré l’alimentation de 93 enfants en bas âge, et permis à 58 femmes d’accoucher dans des conditions sécurisées.

 

Durant la même période, la libération de trois jeunes filles injustement incarcérées depuis des années dans les geôles du régime a pu être obtenue par des voies forcément laborieuses et risquées mais légales. Les ‘Brèves’ de l’an dernier vous rendaient compte de la libération de Latifa* et de son fils après 5 ans de détention arbitraire. Vivere-Syrie a organisé leur réinstallation dans un lieu sûr à bonne distance. Tous deux fragilisés et meurtris par une si longue réclusion avaient grand besoin d’une assistance compétente pour réapprendre à vivre normalement, assistance qui leur est prodiguée. Les récentes nouvelles attestent que Latifa* et son fils progressent vite et solidement, tant aux plans physique que psychologique. Voici une photo du mois dernier :

 

Deux autres jeunes filles viennent d’être libérées courant janvier :

 

·       Miluda* : trois ans en prison pour avoir refusé un mariage forcé que ses parents voulaient lui imposer.

 

·       Hafida* : violée à l’âge de 13 ans par son frère qui l’a ensuite livrée à Daesh. Elle échappe à cette captivité, revient en zone contrôlée par d’autres forces mais pour y être aussitôt incarcérée et détenue durant 3 ans.

 

Libérées oui, mais tout reste à faire pour réparer du mieux possible les vies spoliées de ces adolescentes. On y travaille.

 

 

Encore injustement emprisonnées dans notre rayon d’action sont deux mères de famille pour lesquelles des avocats amis conduisent la défense.

 

Bien que modiques, les frais de procédure & d’assistance pour chacune de ces victimes atteignent des moyennes de CHF 300 à 500 par cas, ( € 270 à 450). Ajoutés aux dépenses pour l’aide nutritionnelle et médicale aux autres enfants et mamans (CHF 1’100/mois), ces coûts nous sont difficiles à couvrir. Nous nous permettons d’en appeler à la solidarité de celles et ceux que vous pourriez sensibiliser, s’il vous plaît.

 

    * prénoms d’emprunt

 

 

 

2    NEPAL

 

Les responsables d’une organisation amie, Laboratoire de recherche vivante (Evolène, Suisse), sont actuellement sur place pour une mission de plusieurs mois. Ils assistent des populations villageoises à se relever des conséquences du tremblement de terre d’avril et mai 2015. Le journal La Cité a ouvert ses colonnes au premier reportage de Paola et Sandro que nous vous encourageons à lire sur

http://lacite.website/2016/02/07/18836

 

 

3    CONGO, SUD KIVU

 

En attaché vous verrez le bulletin régulièrement publié par notre partenaire dans la plaine de la Ruzizi et les Hauts-Plateaux, l’association ACMEJ. Cette feuille courageuse rend compte des atteintes aux droits de l’homme commis durant la période considérée, sans hésiter à y nommer les suspects auteurs d’exactions et de forfaits. Ces dénonciations valent malheureusement des menaces, représailles et agressions physiques contre les militants de l’ACMEJ tout au long de l’année. Sans discontinuer depuis 2004 Vivere soutient le travail de l’ACMEJ avec plusieurs apports : la permanence d’une caisse soins-secours pour assister les victimes blessées, quelques équipements de base (vélos, une moto, téléphones, etc.) pour effectuer les enquêtes sur les lieux où les crimes sont commis, carburant pour la moto, et d’autres ressources d’aide pour les survivants de massacres.

 

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Avec nos salutations cordiales,

Le comité de Vivere